La pépinière nouvelle vous souhaite la bienvenue!!!
Il était une fois…
Je m’appelle Arnaud Balet, j’ai 23 ans et je suis tombé amoureux de l’Afrique, plus précisément du Bénin.
J’aimerais par ce site partager avec vous mon expérience dans ce pays si chaleureux, tout l’amour que m’ont donné ces Béninois et Béninoises et surtout vous présenter un projet qui me tient aujourd’hui très à coeur : La Pépinière Nouvelle.
La Pépinière Nouvelle c’est le nom de l’école maternelle que nous avons fait naître, ma marraine ( Esther Lamon) et moi.
L’histoire de La Pépinière Nouvelle commence en janvier 2008. J’ai du temps libre et ma marraine est au Bénin pour une œuvre humanitaire.
Ayant toujours rêvé de partir en Afrique mais surtout pour de l’aide humanitaire, je profite de cette extraordinaire occasion pour accomplir un rêve.
Le 3 janvier, je m’envole pour Cotonou, capitale du Bénin.
Je suis accueilli par des Sœurs qui tiennent un dispensaire et un centre de traitement Anti-Lèpre au sud-ouest du Bénin, près de Dogbo, plus précisément à Madjré.
Sœur Rachelle qui est directrice de ce complexe est une personne de confiance, qui ne compte pas ses heures d’aide, d’écoute ou de soin. Une personne riche auprès de qui j’ai beaucoup appris.
A peine arrivé au village, les enfants me sautent au coup, rient, et veulent déjà jouer avec moi.
Les Sœurs m’accueillent comme leur propre enfant et voient alors en Esther et moi les détonateurs d’un projet qu’elles veulent mettre sur pied depuis quelques années déjà : une école maternelle.
Après avoir visité plusieurs maternelles dans le sud du Bénin nous avons une idée bien précise de comment nous allons faire fonctionner la nôtre.
Il ne nous manque plus que les locaux.
Sœur Rachelle nous dit alors que le vieux bâtiment abandonné à la sortie de leur village leur appartient.
Ce bâtiment a une longue histoire mais, je vais aller à l’essentiel. En fait, il a 30 ans et a besoin d’un bon coup de rafraîchissement, des bancs cassés et amoncelés remplissent la classe, des nids de guêpes et des toiles d’araignées garnissent le plafond et les murs. Les façades délavées s’effritent et à travers le toit de taule, on voit le ciel.
Le premier acte de la rénovation a été le nettoyage des pièces qui sont au nombre de quatre. Au début tout seul, les enfants sont rapidement venus m’aider et le « tam-tam africain » a bien fonctionné. Plusieurs personnes se présentent alors pour apporter chaleureusement leur contribution. Après avoir sorti tous les bancs
et nettoyé le sol et les murs à l’aide de balais de fortune, les femmes du village participent et nous apportent avec leur grande bassine l’eau nécessaire au nettoyage plus « à fond » du bâtiment.
Juste avant que je ne parte, les peintres engagés finissent de repeindre les façades intérieures et extérieures. Sœur Rachelle qui aime les choses bien faites, et qui aimerait bien en cadeau de remerciement que l’école ait belle allure pour mon départ, presse quelque peu l’artiste peintre, auteur de la décoration des murs, afin qu’il finisse à temps ses dessins.
La Pépinière Nouvelle est alors en état d’accueillir des enfants. Mais je dois m’en aller. Je pars le cœur gros, car je réalise que maintenant le projet va réellement démarrer et je laisse derrière moi les sœurs et tous ces enfants aux sourires déroutants et indélébiles qui m’ont énormément donné.
Les cours, d’abord assumés par Esther, ont commencé quelques jours plus tard. Au premier matin 2 enfants attendaient devant la porte. A la fin de la journée ils étaient déjà 12. Et en fin de semaine 32 enfants étaient là en soif de savoir. Magnifique, non ?
Bien sûr les conditions n’étaient pas optimales car il n’y avait pas de mobilier, les trous dans le toit n’étaient toujours pas réparés faute de moyens, et Esther malgré toute sa bonne volonté ne savait pas parler le dialecte indispensable parfois pour se faire comprendre.
Aujourd’hui l’école possède des bancs et des chaises qu’un menuisier du coin nous a fait crédit. Esther est revenue en Suisse, mais un enseignant l’a remplacé et travaille bénévolement jusqu’à mi juillet. Jusqu’à la fin de l’année scolaire (juillet 08 ) le matériel ne manquera pas et
le beau temps évitera que la salle de classe soit comme elle le fut à plusieurs reprise inondée.
Mais pour la rentrée (septembre), donc à court terme, mon but est évidemment de trouver des
fonds afin de rembourser le menuisier et de réparer le toit.
Nous avons quelques fonds pour assurer le début des travaux, mais nous avons besoin de vous pour que l’école continue de fonctionner, que l’enseignant soit payé décemment et surtout afin de continuer de répondre au désir d’apprendre de ces petits bambins pleins de joies et de volonté.
Aujourd’hui, la gérance du projet sur place est entre les mains de Sœur Rachelle.
Esther et moi, nous nous occupons des relations entre le Bénin et ici et les donateurs, les intéressés, etc.
Line Varone s’occupe de la publicité, des médias, et de tout ce qui concerne la mise en forme que ce soit pour ce site web ou pour les petits dépliants, présentant le projet, qui vont bientôt être imprimés.
Voilà pour ce qui est du projet et de son élaboration.
Vous pouvez trouver le contexte et les raisons de ce projet en lisant la page : contexte.




